
Chapitre troisième (Vitaly)
:
C’était la rentrée, et non, je
n’étais pas heureux. Je ne voulais pas rentrer dans
l’établissement, je ne voulais pas prendre le risque de
connaître ce que j’avais déjà connu. Bien sûr, dans un lycée
comme celui-là, je ne risquais rien de la part des enseignants,
seulement cette peur incontrôlable demeurait en moi, cet ennemi
intime qui s’apprêtait à m’accabler de sa présence
lourde et glauque. J’étais adossé au mur extérieur de la
façade, les bras croisés sur ma poitrine qui se soulevait très haut
sous le coup de ma respiration, et j’aurais voulu
m’enfoncer dans le ciment pour me soustraire aux regards de
tous ces élèves grotesquement curieux. Car ils me fixaient tous,
peu longtemps cependant, mon regard brutal les en dissuadant. Quel
antisocial je faisais, et ce dès le premier jour ! Tant pis,
au moins si je les intimidais déjà, ça me causerait des emmerdes en
moins.
Rapidement, je vis une chevelure
rousse et ondulée passer à côté de moi ; la force et la
vivacité de cette couleur qui s’agitait dans le coin de mon
œil attira instinctivement mon attention, cependant la jeune
fille passa trop rapidement pour que je puisse apercevoir quoi que
ce soit d’autres. La sonnerie de lycée balaya, dans une
symphonie stridente, mon étrange frustration et m’emplit
d’une réticence qui se battait en duel contre ma bonne
volonté – trop faible en ce jour. Le visage ne trahissant
rien de cette guerre intérieure, j’attrapai mon sac noir et
le balançai sur mon dos pour m’enfoncer parmi la foule
d’élèves qui s’agglutinaient autour de l’entrée
pour se diriger ensuite vers leur salle de cours. Etant passé par
le secrétariat à mon arrivée, je savais quelle classe je devais
intégrer, en quelle salle je devais me rendre, n’avais pas
envie d’y aller, mais n’avais pas tellement le
choix.
Le lycée était assez grand, cependant
relativement bien architecturé, il ne fut pas difficile de trouver
l’aile A, ni de déboucher devant la salle adéquate. Un
troupeau d’adolescents se rassemblait dans le couloir étroit,
beaucoup s’asseyaient en attendant l’arrivée du prof,
d’autres prenaient appui contre le mur dont la peinture rouge
commençait à s’écailler, et moi, je retins leur attention, à
tous. Et j’en étais très fier. Une sensation de force et de
supériorité se laissa pousser des ailes au fin fond de mon estomac
et s’envola haut, me soulageant d’un poids comme si
avant d’être un ange il avait s’agit d’une lourde
pierre qui me faisait couler. Je n’avais encore jamais
ressenti ça, l’impression de tous les dominer, les effrayer
aussi, détenir le rôle de celui qui pourrait très bien imposer les
sentences s’il le voulait, au lieu de les recevoir.
J’adorais ça, c’était nouveau. Si je n’étais pas
très différent du Vitaly qui avait quitté le pensionnat quelques
mois plus tôt, dans une école comme celle-ci mon attitude se
démarquait du lot. Là-bas, j’étais également unique en mon
genre, cependant l’établissement regroupait tellement de
garçons brisés qu’ils ne pensaient même pas à
m’accorder leur attention ; je n’étais qu’un
fantôme triste parmi tant d’autres, personne n’avait
peur de mes yeux lorsqu’ils les croisaient. Ils esquissaient
presque un sourire en coin ; après avoir heurté la terreur de
plein fouet, l’avoir sentie s’infiltrer en chaque
parcelle de leur être pour s’y éterniser, comme l’eau
glacée coule le long du ruisseau, comment pourraient-il se montrer
impressionné devant mes pupilles à peine froides ? Si les
étudiants ici avaient vécu ce que tous ces garçons là avaient vécu,
personne n’aurait remarqué mon
arrivée.
Bref, ils me fixaient tous à la
dérobée, une partie de leur intérêt provenant également du fait que
j’étais parfaitement inconnu ici, et que les nouveaux étaient
toujours dévisagés avec des yeux ronds. Il y eut tout de même
quelques spécimens assez intelligents pour ne pas se fasciner pour
ma personne et replonger dans la conversation passionnante
qu’ils entretenaient avant mon arrivée. Petit à petit les
regards se détachèrent de moi et je me laissai glisser le long du
mur lorsque des bruits de pas retentirent dans le couloir, et
lorsque je tournai la tête j’aperçus la silhouette ronde et
minuscule d’un vieil homme court sur pate, au crâne dégarni,
au visage gonflé comme un ballon de baudruche et aux habits
négligés. Bien différent du schéma de profs que l’on nous
présentait au pensionnat.
Excédé de m’être assis pour rien
je me relevai alors qu’il me dépassait sans même me
remarquer. J’entrai, la tête baissée, coupant la route à un
groupe d’amis qui me laissa passer sans histoires, et me
dirigeai d’emblée vers le dernier rang, laissa tomber mon sac
d’un geste brusque sur la table et m’assis sur une
chaise, alors qu’un type grand, maigrichon, mais relativement
beau si on le regardait avec attention, me dévisagea quelques
secondes. Il était habillé d’un pantalon noir, d’une
veste grise et d’un blouson de la même couleur, et aurait pu
avoir belle allure si son dos vouté et ses épaules rondes ne
venaient pas tout gâcher. A ma grande surprise, je ne descellai
aucune admiration craintive dans ses yeux, qui semblaient par
ailleurs éteints. Il passa une main dans sa tignasse châtain
d’un geste nonchalant, puis continua d’avancer et prit
la liberté de poser mon sac sur le sol afin qu’il puisse
s’asseoir aussi. Je le laissai faire, amusé par son manège
silencieux, pendant que quelques élèves nous fixaient de loin et
avec insistance. Lorsqu’il croisa mon regard, ce fut à son
tour d’esquisser un sourire tacheté d’ironie, et cela
me parut relativement frustrant ; quelque chose le faisait
rire, mais quoi ?
- T’as pris ma place,
m’annonça-t-il alors d’une voix
neutre.
C’était une constatation pour le
moins étrange ; il avait attendu cinq bonnes minutes avant de
l’émettre. Mon amusement redoubla, je le trouvais atypique.
Au moins un comportement digne d’intérêt dans cette classe
aux allures banales et superficielles. Pour ma part je demeurai
silencieux, jouant très consciemment avec ces airs renfermés et
mystérieux que je me donnais. Si je n’allais pas
instinctivement vers les gens, je n’étais pas pour autant du
genre à les éviter, cependant débarquer ici, dans un endroit où
personne ne me connaissait me donnait l’envie de jouer avec
ma personnalité. Histoire d’observer leurs diverses réactions
je modelais mon être à ma guise, ne lui apportant que de légères
retouches pour ne pas trop m’éloigner de la réalité, et je me
rendis compte soudainement que je les prenais pour des cobayes.
J’aurais un excellent sujet d’exposé grâce à eux ;
Les réactions humaines face à une personne différente de la
normale.
- T’es toujours aussi ouvert et
sociable ? Ironisa mon voisin de table, qui commençait
sérieusement à me taper sur les
nerfs.
En fait, ce n’était pas le fait
qu’il parle trop, mais plutôt cette indélébile note de
raillerie tracée dans ses mots. Ce connard ce moquait de
moi !...
Le professeur se racla la gorge et
balaya la pièce du regard, s’arrêtant sur moi. A travers ses
lunettes rectangulaires je distinguai une vague couleur tirant vers
le gris. Il fronça légèrement les sourcils, regarda rapidement la
feuille ou s’étendaient certainement la liste des élèves. Je
le devinai en train de passer en revue tous les noms qu’il
connaissait pour découvrir un intrus, et déduire mon prénom par la
suite. Ç’aurait été une centaine de fois plus simple
s’il m’avait directement posé la question, mais
apparemment, l’homme avait ses habitudes. La situation
semblait divertir mon voisin autant qu’elle m’amusait
moi, cependant c’était une distraction très différente.
J’esquissais un sourire copinant avec le méprisant, certain
d’avoir intimidé ce pauvre professeur au point qu’il
n’ose même pas m’adresser la parole, tandis que le type
à mes côtés se délectait carrément de quelque chose. Ne pas savoir
quoi me donnait la furieuse et frustrante envie de l’attraper
par le col de son pull, le soulever pour le plaquer au mur et lui
demander ce qui le faisait rire à ce point. Ou encore écraser mes
saphirs dans ses iris noisette, comme je préférais généralement
faire.
- Vitaly, je suppose lança le
professeur d’une voix beaucoup plus assurée et forte que je
ne l’aurais cru.
Je ne me laissai pas déstabiliser pour
autant ; je m’étais trompé, il n’avait pas peur,
tant pis, moi non plus je n’avais pas peur de
lui.
- Oh monsieur, faut pas chercher loin
avec lui, il a bouffé sa langue au petit déjeuné, intervint mon
voisin de table, narquois.
Mes mâchoires se contractèrent, mes
dents grinçaient les unes contre les autres en un bruit des plus
désagréables, tant ce mec me tapait sur les
nerfs.
- Nikolaï, le rappela le prof à
l’ordre, d’une voix immédiate, sèche et sans
appel.
A ces mots le fameux Nikolaï obéit
avec une docilité surprenante. Son visage se débarrassa de toute
expression insolente, de toute expression tout court. Il
s’enferma dans un mutisme qui, je devais l’avouer, me
surpris et m’effraya par sa soudaineté. Brusquement je ne vis
plus le professeur de la même manière, et bien qu’il
n’eût pas changé depuis le début du cours, j’aurais
juré qu’il avait prit quelques centimètres, comme si son
autorité s’était calée sous ses talons pour le propulser vers
le haut. Cependant je ne me laissai pas dominer pour autant ;
ses quelques accents de pouvoir n’avaient rien
d’extraordinairement flippant. Cependant il appuya quelques
secondes son regard sur moi, et je compris qu’il attendait ma
réponse.
- Je suis bien Vitaly, répondis-je
d’une voix très distante.
Il esquissa un sourire en coin et
poursuivit l’appel normalement. A côté de moi mon voisin me
lança un « alors comme ça tu sais parler » sûr de lui et
franchement chercher le conflit. Je me demandai s’il était
masochiste ; après tout, il avait bien dû lire dans mon regard
que je n’étais pas du genre à me laisser emmerder. Je faisais
encore preuve d’un grand self-control, mais s’il
poursuivait ainsi sans tenir compte du tressaillement qui agitait
mes pupilles, il finirait sur le sol, couché à plat ventre pour
écraser entièrement sa superbe. Quelques minutes passèrent, le prof
de Russe parlait, la grande majorité de la classe résumait ses
paroles sous forme de notes griffonnées en toute hâte sur des
feuilles de papier
volantes. Je ne pouvais m’empêcher de comparer cette ambiance
de travail à celle du pensionnat, examinai au cas par cas les
élèves penchés sur leur cour ; ils semblaient si paisibles.
Avant, derrière chaque ligne de style se dissimulait
l’appréhension d’être appelé au micro pour une visite
douloureuse au secrétariat, la peur d’être sanctionné sans
raison par le professeur du moment. Eux ne traduisaient qu’un
horrible ennui, de ceux que j’avais envie d’attraper,
de tordre avant de le leur fourrer au fin fond de la gorge :
ne se rendaient-ils pas compte de la putain de chance qu’ils
avaient ?! Je tentai vainement de me calmer, de ne pas me
conduire comme l’un de ces éternels martyrs, mais
c’était si dur… tout ce que j’avais pu vivre
revenait vers moi au galop, j’étais une cible immobile et
tétanisée à la merci de ses souvenirs, et je compris soudain que le
pire dans mon histoire était sans doute les conséquences de ce que
l’on m’avait fait subir, et non pas l’acte en
lui-même.
Le dénommé Nikolaï me lançait des
regards en coin, semblait m’inspecter comme s’il
cherchait une réponse à une question intérieure. J’aurais
voulu l’impressionner comme j’en avais l’habitude
avec ce genre de parasites, cependant quelque chose me disait que
cela n’aurait aucun effet sur lui. En fait, il semblait aussi
imperméable à mes attaques oculaires que… que…
non ! Le mot qui s’inscrivait lentement sous mes yeux,
je le chassai d’un mouvement sec de la tête. Mais il fut dit
à voix haute dans la seconde qui
suivit.
- Tolstoï, déclara le
prof.
Je levai la tête, le cœur
battant comme claque le fouet dans l’air, et sentis
qu’autour de moi le monde disparaissait pour me laisser seul
face à ma peur et ma malchance, respirant difficilement alors que
le nom gonflait dans mon esprit, explosai brutalement et
s’éparpillait en lambeaux de malaise dans mon cerveau. Me
lèvres tremblantes, agitant quelque peu mes joues blanches,
remuèrent je ne sais comment pour graver la question
« Quoi ?... » sur mon
visage.
- Je vais vous faire passer un extrait
de Tolstoï, continua le prof, comme si de rien
était.
Je me décontractai avec peine.
C’était bon. Il parlait de l’écrivain, le célèbre
écrivain Russe Tolstoï, pas d’un certain internat de Moscou
portant le même nom.
Cependant, alors que je me relaxais
considérablement et perdait quelques centimètres de tension, mon
voisin échangea un regard entendu avec notre enseignant avant de se
tourner vers moi
- Je le savais, lança-t-il. T’y
étais toi aussi.
- Hein ? Ne pus-je
m’empêcher de réagir, feignant une lamentable
surprise.
Nikolaï eut un sourire en coin que je
connaissais bien ; le genre de sourire qu’on
n’oublie pas, puisqu’il voyage de visages en visages.
Ce type avait connu les mêmes choses que moi, je le savais depuis
le début, je l’avais senti sans me l’avouer, et
c’est sans doute pour cela que mon antipathie envers lui
était si violente.
- Ne fais pas semblant, Vitaly,
m’avertit-il d’une voix soudain beaucoup plus rauque,
une voix qui aurait pu glisser le long des couloirs de
l’internat sans paraître
intruse.
La cloche sonna, marqua la fin du
cours, moi je le fixais, piégé.
- Et alors ? Déclarai-je
d’une voix dure comme
l’acier.
Son sourire se fendit et devint encore
plus large, provoquant en moi une fureur grandissante ; en
quoi le fait de savoir d’où je venais pouvait-il lui procurer
une telle joie ? Une telle… distraction ? Il avait
pourtant dû vivre les mêmes choses que moi, et s’il avait
fait partie des quelques chanceux épargnés, il savait au moins par
quoi les autres étaient passés ! Quel connard… si
j’avais été impulsif, j’aurais frappé ce mec depuis
longtemps. Mais je ne suis pas adepte de la confrontation physique,
et ne m’enflamme pas ; au contraire, je me glace et
poignarde avec une lenteur, une douceur presque, douloureuse. Mon
caractère a toujours eue cette tendance, et elle fut renforcée à
Tolstoï. Je crois bien hériter de ma mère, ce serait logique ;
mon père n’est qu’un raté pathétique et vicieux –
il aurait sans doute participé aux viols à l’internat
–, tandis que ma mère parcourait le monde en tant que femme
d’affaire importante. A la tête d’un groupe financier
extrêmement puissant, on la surnommait même « la première dame
du monde », et à chaque fois que je voyais son visage étalé
dans les journaux mon être revêtait une armure impénétrable afin
d’empêcher quelques larmes effrontées de couler. Je ne
pleurais jamais, cette obstination venait également
d’elle ; bien qu’absente physiquement, elle
m’avait inculpé un grand nombre de valeurs morales, dont
celle de surmonter les épreuves, de s’en sortir, de trouver
la rage nécessaire pour cela. Je ne comprendrais jamais comment une
femme comme ma mère put un jour épouser Semion
Wolkoff.
Bref, je restai de marbre face à sa
jovialité révoltante. Il m’attrapa le bras, je me dégageai
d’un mouvement sec, alors qu’il se mit carrément à
rire.
- C’est qu’il
mordrait ! Ecoute, ta méfiance envers les autres, je la
connais aussi, tu vas la perdre une fois que tu auras vu ce que je
vais te montrer…
- Je ne veux pas la perdre,
crachai-je.
- Vitaly, dit-il avec une moue
indescriptible, sois certain d’une chose tu ne pourras jamais
devenir fragile ou vulnérable. Franchement, si je n’étais
jamais passé par Tolstoï, je crois bien que je n’aurais
jamais eu aussi peur d’un type de ma vie, éclata-t-il à
nouveau de rire.
J’étais frustré, et perturbé, je
devais l’avouer. Nikolaï s’autorisait l’accès à
un bonheur apparent, un bonheur que je n’osais même pas
approcher. D’un autre côté, il portait sur lui les marques
d’un traumatisme profond, cependant j’étais cependant
l’un des seuls à le comprendre ; sa souffrance était si
cachée qu’il fallait la connaître pour la
voir.
- Je dois te montrer quelque chose, et
crois-moi, tu ne seras pas déçus… ça va t’intéresser,
je te promets.
Putain de curiosité à la con…
je ne pouvais plus résister. L’attitude de Nikolaï
m’intriguait déjà trop, je voulais savoir comment il avait
fait pour se détacher du passé de manière si flagrante, pourquoi un
éclair de dégoût ne lui assombrissait pas le visage dès qu’il
parlait du pensionnat. Et dans ses yeux noisette, je pouvais lire
une excitation communicative. Elle me gagnait avec une ardeur
surprenante, sans même que je ne puisse l’expliquer. Rageant
de me laisser aveugler si rapidement, je soupirai, le suivis. Le
professeur de Russe nous accorda un regard étrange, Nikolaï me
déclara qu’il m’expliquerait plus tard. Dans ma tête,
trop de pensées se bousculaient : à peine arrivé, voilà que
déjà on me reconnaissait, me craignait, me projetait dans une
histoire dont je ne connaissais rien, mais dont je savais déjà
qu’elle m’attirerait des ennuis. Beaucoup
d’ennuis. J’avais le pire des pressentiments qui puisse
exister au monde. Car où que j’aille, personne ne me
laisserait jamais tranquille. J’étais trop…
spécial ? Un sourire moqueur anima rapidement mes
lèvres.
Puis, je croisai une chevelure rousse
flamboyante. De magnifiques boucles cachant une jeune fille
agréable au regard. Son teint diaphane était élégant, son allure
hésitante, mais regorgeant d’une force inexplorée, et puis
touchante. Ses yeux verts m’atteignirent brutalement, se
plantèrent dans mon cœur, et bientôt je ne vis plus
qu’eux, à la fois libres et piégés. Piégés par une souffrance
qu’il m’était impossible d’ignorer, mais une
souffrance presque saine ; c’était plutôt une morosité
au quotidien. Rien de trop destructeur, rien de trop insupportable.
Rien comme moi, et à la fois, tout comme moi. Alors que Nikolaï me
tirait par le bras, je fixai une dernière fois ces prunelles
émeraudes, me disant que ce regard, je le voulais. Plus que je
n’avais jamais voulu quelque
chose.
Fin du chapitre
troisième.
Image : Kira, Death Note <3